« Changer juridiquement de sexe n’impliquera bientôt plus un changement physique de sexe en Norvège, grâce à un projet de loi salué comme le moins contraignant au monde pour les transgenres.

C’est ce que publie l’AFP dans une dépêche de ce dimanche matin. La Norvège devrait a priori adopter avant l’été ce projet visant à ouvrir la possibilité pour les transgenres le changement d’état civil sans avoir à subir d’opérations rendant la procréation impossible, comme c’était le cas jusqu’à maintenant.

« Plus besoin d’examens psychiatriques vécus comme une humiliation ni de longs traitements hormonaux et d’interventions chirurgicales synonymes de stérilisation, il suffira d’une notification aux autorités, voire d’un simple clic sur internet, pour mettre son état civil en adéquation avec son ressenti.

C’est désormais le ressenti qui primera sur la biologie, tout se passe dans la tête. L’homme sera femme parce qu’il le veut, et la femme sera homme parce qu’elle le désire. Mais la Norvège n’est pas la seule à aller dans ce sens. La dépêche précise que l’Argentine s’est, elle aussi, ouverte à cette idée en 2012, en adoptant légalement la possibilité pour un individu de changer de sexe au regard de l’état civil. Mais celle de Norvège va beaucoup plus loin, en voulant autoriser les mineurs de 6 à 16 ans de changer d’état civil si les deux parents donnent leur consentement, mais qu’en cas de refus de l’un d’eux, la Justice pourrait trancher « en faveur de l’enfant ». Il est bien sûr nécessaire de se demander qui peut bien déterminer ce qu’est l' »intérêt de l’enfant » dans de pareilles circonstances. Autant lui donner tous les droits pour son « intérêt » !

« Nul autre que moi ne peut décider de qui je suis et cette loi nous reconnaît ce droit.

C’est ce que déclare John Jeannette Solstad Remø, ex-capitaine sous-marinier norvégien. Qui peut décider de naitre homme ou femme, si ce n’est le hasard de la nature ? Cette négation de son identité inscrire au plus profond de lui, dans chacune de ses cent mille milliards de cellules, ne pourra rien y faire, il restera un homme. Pourquoi vouloir alors dépasser cette identité intrinsèquement inscrire en nous ?

Il est aussi à noter que l’OMS considère toujours aujourd’hui cette « tendance » comme une pathologie de la personnalité.

« Pour les personnes transgenres, l’essentiel est de ne plus passer à côté de leur vie. Comme le dit Frida Haslund, l’une d’entre elles* : “Je ne veux pas être enterrée sans avoir été moi-même”.

C’est ainsi que la dépêche de l’AFP se termine, bien sûr à méditer sur le fait de « passer à côté de sa vie »…

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