L’énergie nucléaire assure plus de 75 % de la production d’électricité en France. Autant dire que la grève prévue jeudi dans les centrales d’EDF suscite la plus grande vigilance.

Après les carburants, c’est au tour de l’électricité d’être touché par les « débordements grévistes » autour de la Loi Travail conduite par Myriam El Khomri. Une journée de grève est en effet prévue ce jeudi dans les centrales nucléaires d’EDF. Ce mercredi, une grève de 24 heures a par exemple été votée sur le site de Nogent-sur-Seine (Aube), où un réacteur à l’arrêt pour une opération de maintenance et qui devait rapidement redémarrer pourrait donc ne pas fonctionner jeudi.

D’autres centrales pourraient suivre ce mouvement avec des baisses de charge à la clé. Selon les informations de France Bleu Berry, la CGT mines-énergie appelle à la grève dès ce soir dans les quatre centrales nucléaires de la région Centre, dont celle de Belleville. Mais EDF n’est pas en mesure de dire à ce jour à quelle hauteur ses fournitures d’électricité sur l’ensemble du territoire seraient impactées. La France dispose précisément de dix-neuf centrales, soit un parc de cinquante-huit réacteurs. Au cours des derniers mois, certaines centrales ont déjà été affectées par des baisses de production mais sans impact particulier pour l’alimentation du territoire.

« Jeudi, des coupures ciblées pourraient intervenir chez les consommateurs…

Chargé de l’équilibre entre offre et demande de courant, Réseau de transport d’électricité (RTE), le gestionnaire des lignes haute et très haute tension, est extrêmement attentif à l’évolution de la situation. Dans l’entourage de l’entreprise, on indiquait que l’offre est actuellement suffisante, en France et en Europe, pour pallier un éventuel repli de la production nucléaire. Demain jeudi, des coupures ciblées pourraient toutefois intervenir chez les consommateurs, si les agents d’ERDF (le gestionnaire du réseau de distribution) le décidaient.

Du côté de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), l’accent est mis avant tout sur la sécurité des centrales. Grève ou pas, le contexte réglementaire prévoit qu’il y ait toujours un nombre minimal de personnels sur les sites. Par ailleurs, dans le cadre d’un mouvement social, les moindres gestes susceptibles de porter atteinte à la sécurité des centrales sont évidemment rigoureusement interdits.

Si les blocages dans les raffineries gênent rapidement la fourniture de carburants dans les stations-service, qu’en est-il pour les centrales nucléaires ? À partir de quel moment l’alimentation en électricité peut-elle se retrouver menacée ?

« Tout dépend du nombre de centrales concernées : si la baisse de production ne concerne qu’un petit nombre de réacteurs, le cas de figure est gérable. En revanche, si plusieurs sites sont concernés, alors la situation se tend rapidement.

C’est ce qu’indique un spécialiste du secteur énergétique. Mince consolation par les temps qui courent : les températures sont très clémentes et les réseaux ne sont pas sous tension.

D’après un article du Figaro du 25.05.2016 publié par Frédéric De Monicault.

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