Réunie ce jour, l’Association française de l’assurance (AFA) a procédé à une première estimation du coût des dommages liés aux inondations comprise entre 900 M€ et 1,4 Md€ pour près de 150 000 déclarations de sinistres à terme. Une première facture nettement supérieure à celle des intempéries d’octobre dernier dans les Alpes-Maritimes qui s’élevait à 600 M€ pour 65 000 sinistres.

Une première estimation qui reste suspendue à l’incertitude entourant les conditions et la durée de la décrue en cours. L’Association française de l’assurance, qui tenait son bureau ce mardi matin, a livré une première évaluation du montant des dommages assurés dans le cadre des inondations qui se sont abattus depuis le 30 mai.

Un coût que le secteur estime, à ce stade, entre 900 millions et 1,4 milliard d’euros. Ces estimations concordent avec celles réalisées par la Caisse Centrale de Réassurance (CCR), le réassureur public. Soit une première projection nettement supérieure aux intempéries qui avaient sévi dans les Alpes-Maritimes en octobre dernier (600 M€ de dommages assurés pour 65 000 sinistrés). A noter que cette évaluation n’intègre pas les orages de grêles qui se sont abattus entre le 27 et le 29 mai.

Par ailleurs, ces événements qui ont fait l’objet de 77 000 déclarations à ce jour soit un chiffrage en ligne avec celle de l’Argus de l’Assurance, pourraient atteindre le nombre final de 150 000 sinistres.

Par ailleurs, les assureurs ont décidé de mesures d’accélération des délais d’indemnisation et de simplification des démarches :

  • Des professionnels de l’assurance ont été désignés dans chacun des départements touchés pour se tenir à la disposition des préfets et des cellules locales de crise.
  • Les assureurs accepteront les déclarations de sinistres jusqu’au 30 juin 2016, au-delà du délai réglementaire de 10 jours à partir de la déclaration de l’état de catastrophe naturelle.
  • Les déclarations de sinistres pourront être faites par tous moyens : téléphone, Internet, lettre simple…
  • Les assureurs indiquent qu’ils « feront preuve de compréhension quant aux moyens d’attester des dommages« . La facture est la règle contractuelle mais compte tenu des circonstances tout autre justificatif (photos et témoignages notamment) pourra être présenté.
  • Les assurés bénéficieront d’avances sur indemnisation selon les besoins, avec une attention toute particulière portée aux personnes en grande difficulté. Ces avances concerneront en particulier les assurés dont la résidence principale est devenue inhabitable plus de 24 heures. En outre, les assurés qui ont subi des dégâts inférieurs à 3 000 euros seront indemnisés dans les deux mois qui suivent la réception par l’assureur de l’évaluation complète des dommages, contre trois mois habituellement.
  • La profession mobilise les réseaux d’experts afin de faire face à cette situation exceptionnelle.

D’après un article paru le 07.06.2016 sur L’Argus de l’Assurance (par Sébastien Acedo).

Commentez ce contenu...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s